Manque de confiance ou d’estime de soi ? Comprendre pour avancer
Je vous aide à distinguer les deux avec des pistes pour renforcer estime et confiance
La différence entre confiance en soi et estime de soi n’est pas forcément très claire, dans notre esprit on peut imaginer que c’est la même chose, et pourtant elles ont un impact différent sur nos vies. Savoir les distinguer nous aide à mieux nous comprendre et nous connaitre. Je vous propose dans cet article de les définir et aussi de savoir comment vous pouvez agir sur l’une ou sur l’autre, sachant que vous le verrez elles ont tendance à s’entremêler et à se nourrir l’une de l’autre.
Quelques définitions
La confiance en soi c’est quoi ?
La confiance touche plutôt des aspects situationnels. Si on a confiance en soi pour réaliser une certaine tâche ou accomplir quelque chose cela signifie qu’on se sent capable de le faire. Nous savons que nous avons les capacités de le faire. La confiance en soi nous aide à passer à l’action, malgré la peur, les doutes, le stress, ou encore l’appréhension.
Nous pouvons donc avoir confiance en nous pour réaliser certaines choses : par exemple conduire, accomplir un challenge sportif ou dessiner quelque chose, mais cela ne veut pas dire qu’on aura confiance en nous pour parler en public par exemple. Nous pouvons être confiant dans un domaine, et complètement manquer de confiance dans d’autres domaines.
Que signifie l’estime de soi ?
Ici l’estime représente plutôt la manière dont on se perçoit. C’est le socle en quelque sorte de notre dialogue intérieur, la valeur que l’on se donne, la manière dont on se parle. L’estime de soi se construit au fil du temps, elle peut dépendre de la manière dont on nous a parlé, dont on nous a regardé aussi, et peut avoir varié selon nos expériences.
Si vous avez une bonne estime de vous, vous pouvez avoir tendance à vous parler avec plus de douceur, de bienveillance. Vous pouvez plus facilement vous détacher de vos échecs, qui ne vous définissent pas. Vous pouvez être plus indulgent.e avec vous-même, comprendre aussi que les mots des autres ne vous définissent pas. Vous connaissez votre valeur, elle est plus solide, moins friable.
Au contraire avec une mauvaise estime de soi, même dans la réussite ou dans l’accomplissement votre dialogue intérieur peut être réducteur, ou bien vous pouvez vous dire que vous avez “juste eu de la chance”. Vous ne reconnaissez pas les choses que vous faites, vous ne vous applaudissez pas, ne vous célébrez pas, et vous êtes dur.e avec vous-même.
Sont-elles figées ?
La bonne nouvelle c’est que l’estime de soi et la confiance en soi ne sont pas des choses figées, au contraire, elles sont malléables et peuvent se transformer.
Comment construire une meilleure estime de soi ?
Commencer par observer
Je vous invite avant tout à voir comment vous vous parlez. Essayez de vous observer, notez les pensées qui vous viennent quand vous accomplissez quelque chose, ou même quand vous ne faites rien. Prenez aussi un temps pour noter les mots que vous employez pour vous définir. Parfois on glisse beaucoup de fois le mot “petit” pour définir quelque chose que l’on a fait avec une tendance à minimiser chaque action. On peut aussi avoir tendance à beaucoup se critiquer aussi bien dans notre esprit qu’à voix haute.
Cela va vous permettre d’observer si vous avez une bonne ou une mauvaise estime de vous. Vous pouvez noter ce qui vous vient dans un carnet ou juste le noter mentalement. Et si vous avez une mauvaise estime de vous, n’utilisez pas cet exercice pour encore plus vous rabaisser et vous culpabiliser, ici on note, on accueille avec un maximum de bienveillance envers soi. Il y a beaucoup de chance pour que cette voix intérieure ne provienne pas de vous, mais ait été apprise au fil des expériences, dans la manière dont on vous a éduqué également.
Des pistes pour améliorer l’estime de soi
Après l’observation vient l’action, si vous avez noté que vous dites souvent certains mots rabaissants, essayez petit à petit de les exclure de votre vocabulaire. Au début ça ne vous semblera pas naturel, puis au fur et à mesure ça deviendra un automatisme.
Se parler comme on parle à son/sa meilleur.e ami.e : toutes les pensées rabaissantes ou dures que vous pouvez avoir envers vous-même vous ne les diriez pas à votre meilleur.e ami.e (et potentiellement pas non plus à une simple connaissance). Essayez donc de commencer à vous parler avec plus de douceur et de tendresse comme vous le feriez avec vos proches.
Nommer cette petite voix : comme je l’ai dit plus haut il y a de fortes chances que cette petite voix ne soit pas réellement la vôtre. Alors pour trouver un petit peu plus de distance vous pouvez donner un nom à cette petite voix qui vous souffle des choses rabaissantes. Vous pouvez même essayer d’en rire pour la désamorcer “ah tiens elle revient ENCORE avec cette critique/remarque décidément elle est tenace”.
Se rappeler que nos pensées ne nous définissent pas : nous avons des milliers de pensées chaque jour, souvent elles se répètent d’un jour à l’autre. Ces pensées ne nous définissent pas et ne déterminent pas notre valeur.
Se féliciter et se célébrer, même des petites choses : On ne pense pas souvent à le faire et on a tendance à tout minimiser si on a une mauvaise estime de soi, donc ici on met un point d’honneur à souligner ce qui a été accompli, et à le célébrer.
Se reconnecter à ses valeurs pour retrouver sa propre valeur. J’ai rédigé un article sur la manière dont nous pouvons définir nos valeurs, il est disponible ici : trouver ses valeurs personnelles pour vivre une vie plus alignée.
Une meilleure estime de soi nous aide également à poser des limites dans nos vies, à savoir ce que l’on accepte et ce que l’on n’accepte pas. Dans l’estime de soi, il y a également une forme d’amour de soi.
Comment améliorer sa confiance en soi ?
Ici je vous suggère plusieurs pistes pour améliorer votre confiance en vous, sachant qu’elle sera situationnelle et dépendra de quelque chose que vous allez faire ou accomplir :
La répétition : Pour améliorer sa confiance en soi, il faut passer à l’action, oser s’y exposer, et à force de le faire le cerveau comprendra que l’on est capable de le faire.
Une exposition progressive : On n’est pas tout de suite obligé de s’exposer à la plus grande difficulté ou ce qui nous fait le plus peur, on peut choisir d’y aller étape par étape, quel est le plus petit pas que vous pouvez faire ? Et vous pouvez augmenter l’exposition graduellement.
Accepter l’imperfection : Si on débute, ce sera forcément imparfait, d’ailleurs le but n’est pas forcément d’atteindre la perfection, mais au moins plus d’aisance. Il est possible que l’on tremble si on fait quelque chose pour la première fois et qui nous fait peur, on peut bégayer, suer, rougir, et se laisser emporter par nos émotions. Soyez doux avec vous-même c’est normal quand on débute. Mais rappelez-vous qu’une fois que vous le referez, ces effets seront moins grands et se dissiperont.
Célébrer son passage à l’action, aussi petit soit-il. Tout comme dans l’estime de soi, on peut se célébrer, se féliciter de l’avoir fait pour bien ancrer cette réussite en soi.
Le journal des victoires : Vous pouvez aussi tenir un journal où vous notez ce que vous avez accomplis, vous y collectez chaque action et vous y revenez ensuite quand vous avez besoin d’un encouragement.
Utiliser des techniques d’ancrages ou de gestion du stress comme la respiration pour vous aider à sauter le pas, et à oser faire quelque chose qui peut vous faire peur. Ici vous retrouverez mon article sur les exercices de respiration avec notamment la respiration stop stress qui peut être très utile quand on sort de sa zone de confort.
Estime et confiance sont complémentaires
Vous l’aurez compris, la confiance et l’estime de soi se nourrissent l’une de l’autre. Elles fonctionnent comme un cercle vertueux, une bonne confiance en soi dans un domaine peut booster l’estime de soi, une bonne estime de soi nous aide à avancer avec bienveillance, et à oser en ayant moins peur de l’échec.
Un suivi pour travailler sur ces thématiques
Dans un suivi de sophrologie on aborde souvent l’estime de soi et la confiance en soi, qui peuvent être source de stress, d’anxiété ou encore de rumination. Nous pouvons également travailler sur la préparation mentale vis-à-vis d’un challenge ou d’un évènement précis, ici je pense notamment à un concours, un accouchement, un challenge sportif, ou encore parler en public par exemple. N’hésitez pas à me contacter si vous aimeriez réaliser un suivi de sophrologie selon votre besoin actuel, nous commençons toujours par une séance découverte où vous m’exposez vos besoins et je vous fais découvrir la sophrologie d’un point de vue théorique et pratique. Pour prendre rendez-vous c’est juste ici : réserver une séance découverte.
